L'Eglise de l'Ancien régime

 

Les raisons de la fondation de la Petite Eglise Catholique Romaine.

Religion d’état dans une monarchie absolue de droit divin et ordre privilégié sous l’Ancien Régime, l’Église catholique est profondément contestée par la nation révolutionnaire à partir de 1789. En 1801-1802, le 1er consul Bonaparte et le pape signent un Concordat qui restaure l’Église catholique, sans pour autant lui rendre le pouvoir qu’elle avait initialement.. Nous étudierons cette rapide évolution en quatre phases : après avoir décrit la situation initial et les principes de l’Église sous l’Ancien Régime telle que nous la maintenons dans notre Eglise, nous présenterons la tentative des révolutionnaires de créer une Église nationale, puis nous verrons comment s’est produite une rupture allant jusqu’à la déchristianisation, et nous expliquerons enfin la situation avec le Concordat.

Sous l’Ancien Régime, l’Église est autoritaire,en ordre, populaire et privilégiée

L’Église catholique exerce un pouvoir énorme sur la société :

  • Religion d’état : monarchie absolue de droit divin, roi sacré à Reims
  • Pas de liberté religieuse :cf. abolition de l’édit de Nantes par Louis XIV (protestants interdits) ; athéisme condamné.
  • L’Église catholique est en bonne situation :
  • Application de la dîme obligatoire
  • Immenses propriétés appartenant à l’Église. Ex. Abbaye de Lérins seigneur de Cannes, avec droits seigneuriaux payés par les habitants.
  • L’Église catholique est populaire 
  • Foi partagée par l’immense majorité des français ; pas de remise en cause de la religion dans les cahiers de doléances
  • Les églises sont des lieux de vie quotidienne
  • L’Église catholique est un ordre privilégié
  • Haut clergé : privilège de la noblesse

 

De 1789 à 1792, les révolutionnaires ne contestent pas la religion, mais s’en prennent aux privilèges de l’Ordre et veulent réformer l’Eglise comme la nation dans son ensemble, en créant une Église nationale !

 

  • Les députés du Tiers-État aux États généraux remettent en cause la société d’ordres et la monarchie absolue de droit divin
  • En juin 89, en se proclamant Assemblée nationale, les députés du Tiers-État contestent la division de la société en 3 ordre et affirment les principes de l’égalité des droits des individus.
  • Ils remettent en cause les privilèges du clergé en tant qu’Ordre dans la société.
  • La suppression de la dîme lors de la nuit du 4 août est une conséquence de la suppression des privilèges.
  • Lors du serment du jeu de Paume, les députés du tiers-État proclamant le principe de la souveraineté nationale en se déclarant investis de la mission de donner à la France une constitution.
  • Le droit divin n’est plus reconnu.
  • La nationalisation des biens du clergé entraîne une réforme profonde de l’Église.
  • Nationalisation des biens du clergé décidée en 1789 par l’assemblée constituante pour résoudre les problèmes financiers de l’état.

En conséquence, c’est désormais l’état qui doit salarier les membres du clergé, qui deviennent des fonctionnaires, dont le statut est défini dans la constitution civile du clergé, à laquelle des prêtres doivent prêter serment de fidélité.

  • Prêtres et évêques sont élus par la nation : c’est en cela que l’on peut parler d’une Église nationale.
  • La DDHC (26 août 1789), en affirmant la liberté d’opinion et d’expression, réduit la foi catholique à une croyance parmi d’autres.

Cf. lois donnant aux protestants et aux juifs l’égalité avec les autres citoyens.

  • État-Civil laïcisé.
  • De 1792 à 1799, la rupture politique entre l’Église catholique et la nation révolutionnaire conduit à la déchristianisation et à la guerre civile.

 

Le refus de la constitution civile du clergé par le pape conduit à la division du clergé et des français.

  • Condamnation par le pape de la constitution civile du clergé division du clergé entre jureurs et réfractaires.
  • Catholiques mobilisés contre les ventes de biens d’église

 

Dans le contexte politique du conflit entre révolution et monarchie, l’Église catholique prend parti pour la monarchie.

  • Emigration des nobles, guerre menée par les rois européens contre la révolution
  • Le roi mène un double jeu (cf tentative de fuite en 1791), ce qui conduit à l’arrestation du roi (10/8/1792) et à la proclamation de la république.
  • Prêtres réfractaires, monarchistes et nobles, solidairement partisans de l’Ancien régime, s’opposent à la révolution et à la république.
  • En Vendée, les paysans se révoltent contre la république, pour le roi et l’Église : le conflit devient guerre civile.

 

La guerre civile conduit les révolutionnaires à combattre l’Église et la religion catholique

  • D’abord mesures contre les prêtres réfractaires
  • Puis politique de déchristianisation sous la Terreur à partir de 1793 : calendrier révolutionnaire républicain pour combattre l’influence de l’Église

culte républicain instauré dans les églises catholiques désaffectées.

  • Parvenu au pouvoir, Bonaparte met en œuvre une politique religieuse visant à ramener la paix civile et à consolider son pouvoir.

 

1799 : coup d’état du 18 Brumaire Bonaparte au pouvoir.

  • volonté de Bonaparte :ramener la paix civile pour mieux asseoir son pouvoir.

 

Signature du concordat entre le pape et le1er Consul (1801-1802) :
Église catholique retrouve place importante, sans cependant retrouver le pouvoir qu’elle avait avant la Révolution.

  • Catholicisme religion de la majorité des français, mais autres religions à égalité de droits
  • Biens d’Eglise en partie rendus, sauf ceux qui ont été vendus : Bonaparte veut satisfaire à la fois l’Église catholique et les acheteurs de biens nationaux.
  • Retour au calendrier grégorien

 

En échange l’Église catholique apporte son soutien à Bonaparte et est soumise à son autorité

  • sacre de l’empereur en 1804 par le pape
  • fête de la saint Napoléon et du rétablissement de la religion catholique

 

Légitimité de la Petite Eglise Catholique Romaine

Notre Eglise, est considérée comme schismatique, protestante, hérétique... Mais à la suite des articles ci-dessus, on peut avoir une compréhension claire des raisons qui ont poussé notre Eglise à se séparer suite à la Constitution civile du clergé (1790) et du concordat de 1801. Les raisons n'ont pas changé avec le concile Vatican II.

Ainsi notre Eglise  refuse et condamne notamment :

  • la liberté religieuse qui s'oppose à la doctrine de la royauté sociale du Christ ;
  • l'œcuménisme, l'abandon du prosélytisme ou de la mission ; la liberté d’opinion et d’expression, réduit la foi catholique à une croyance parmi d’autres.
  • les modifications dans la discipline, la liturgie et les moeurs catholiques par le concile Vatican II
  • La suppression de la dîme

 

La volonté d'Eglise parallèle
 
La Petite église Catholique Romaine est la seule conservatrice de la tradition, des moeurs et des principes d'avant les réformes engagées depuis le concordat et le concile de Vatican II. Les évêques du nouveau régime, en acceptant le concordat, avaient cessé d'être en communion avec le saint-siège et étaient bel et bien des « intrus », comme d'ailleurs tout le clergé concordataire.
 
D'où il s'ensuit que ce le clergé issu du concordat et le peuple qui le suivait sont schismatiques et apostats, il en est de même pour le clergé qui on appliqué les réformes du concile Vatican II.
 

Ainsi, notre Église est romaine, car elle se base sur la tradition, la discipline et les moeurs catholiques de l'Église de l'ancien régime appliqués avant les réformes  issues du concordat et du concile Vatican II.

 

De plus, par un arrêté du roi le 18 août 1817, notre fondateur fut déclaré comme étant catholique romain et qu'il ne peut être considéré comme schismatique ou hérétique.

Non schisme

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