Historique

Elle plonge ses racines au sein de l'Eglise catholique dont elle s'est séparée au XIXème siècle en raison des bouleversements politiques liés à la révolution française de 1789.
Les prêtres Non Jureurs s'élevèrent contre le concordat de 1801 passé entre l'Empereur Français Napoléon 1er et le Pape Pie VII. Dès lors, ils ne reconnaissaient ni tenir du Pape, ni de l'Empereur des Français mais bien directement de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Lorsqu'en 1801, le Pape Pie VII, à l'instigation de l'Empereur français Napoléon 1er exigea la démission des anciens évêques de France ( la Belgique était sous régime français ), il y eut 38 opposants qui argumentèrent à contrario du caractère immovible de leur épiscopat et formèrent une église schismatique appelée: 'Petite Eglise'.

Il y eut de la sorte, dispersés en France et en Belgique des groupements religieux à la fois opposés à l'Etat central et à Rome en raison du concordat qui prévoyait la création de nouveaux diocèses ainsi que la démission des anciens évêques de France qui en échange et contre rétribution, prêtaient serment aux lois de la République, ils devenaient de la sorte des fonctionnaires du régime au lieu d'homme de Dieu.

En Belgique aussi, les mêmes dispositions seront prises d'oú l'émergence de groupes de chrétiens anti-concordataires. La communauté la plus importante ayant refusé cette allégeance fut celle formée par le Chanoine Corneille Stevens que l'on appela par la suite les 'Stevenistes'.

Le Chanoine Corneille Stevens sera dans notre pays l'âme de la résistance religieuse, au point d'organiser des communautés de croyants.
Celles-ci formeront l'Eglise Steveniste'.

En 1814 Monseigneur Corneille Stevens se ralliera à Monseigneur Pisani de la Gaude, nouvel évêque de Namur, les Stévennistes officiellement n'existaient plus. Malgré cette union, la Petite Eglise de Belgique continuera d'exister sous l'autorité de son nouveau chef, l'Abbé Gilles-François Theys qui formera la Petite église de Namur.

En vérité, la Petite Eglise de Namur, sous l'impulsion de l'Abbé Gilles-François Theys, allait beaucoup plus loin dans ses options fondamentalistes.
Elle déclara que le concordat avait cessé d'exister par suite de l'adjonction des articles organiques et que les évêques, institués par les nouvelles autorités, avaient perdu leur juridiction par leur adhésion à ces derniers et les déclaraient schismatiques et apostats. Autrement dit, la réconciliation générale devenait progressivement impossible, malgré les ouvertures faites par l'Eglise concordataire..

 

L'après Theys.

Après le décès de l'Abbé Gilles-François Theys, la Petite Eglise de Namur sera mise en état de veille jusqu'à nos jours.
La communauté survécut néanmoins par l'organisation laïque de l'enseignement religieux et du culte souvent sans messe, les prières étant désormais dites à la maison ou dans des chapelles.

Gravement en péril de disparaître faute de rares successions et à cause de sa trop grande discrétion, la Petite Église de Namur fut ensuite menée durant quelques années par Monseigneur Marcellino Rebolo-Jimenez, ancien secrétaire général de la Petite église Stéveniste. La communauté était alors moderniste et de tendance vieille-catholique. A l’arrivée de l’abbé Gaëtan-Marie Vianney  en août 2015 (aujourd’hui évêque et chef de la petite église). C'est sous son impulsion qu'en 2015, il réinstaura l'organisation et les positions tenues par l'abbé Theys sous une nouvelle dénomination "la Petite église catholique Romaine". Avec zèle, il entreprend depuis l'implantation de la comunauté et ne ménage pas ses forces pour assurer son ministère en persévérant dans la restauration de la tradition telle que maintenue par son prédécesseur deux siècles plus tôt.

 

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