La Petite église Anticoncordataire

Notre Église a aujourd'hui plus de deux siècles.

Elle est sous la direction d'un archevêque Primat, Mgr Gaëtan-Marie Vianney.

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Notre Église est le fruit du mécontentement engendré dans certaines régions de France et de Belgique à la suite du Concordat de 1801, soit au sein du clergé, particulièrement dans le chef de certains évêques gallicans de l'Ancien Régime, mécontents de la perte de leur siège épiscopal, soit au sein de la paysannerie de province - particulièrement dans les régions demeurées favorables à la royauté - désorientée par les mutations concordataires comme les nouvelles lois sur le mariage, la modification des fêtes chômées, le redécoupage des évêchés... mais surtout par le fait que le pape puisse rompre la chaîne de succession apostolique en démettant un évêque.

Organisées dans un premier temps autour d'un clergé non-concordataire, une quarantaine de communautés locales dissidentes - souvent influencées par le jansénisme ou la théologie augustinienne - voient ainsi le jour en France parmi lesquelles les basnieristes dans la Manche, les blancs en Bourgogne, les blanchardistes dans le Calvados, les clémentins en Seine-Inférieure, les enfarinés dans l'Aveyron, les filochois de Château-du-Loir dans la Sarthe, adeptes de Gervais Philoche, apothicaire, les illuminés dans le Lot-et-Garonne, les louisets dans la région de Fougères, les purs à Montpellier... Un groupe janséniste convulsionnaire lyonnais dirigé par les abbés Jean-Dominique Chaix puis Claude Germain refuse également le Concordat et prend le nom de Petite Église, une dénomination qui servira progressivement à désigner la plupart de ces communautés locales pourtant non uniformes et qui généralement s'ignorent les unes les autres. Dans les Départements réunis, un mouvement appelé stevenistes apparaît dans le Brabant à l'instigation de l'ecclésiastique Corneille Stevens.

Nos communautés ont perduré après la Restauration et ont pu compter ensemble jusqu'à 90000 fidèles. Notre déclin s'est pourtant fait sentir dès le XIXe siècle sous les pressions conjointes des autorités politiques et de l'Église constitutionnelle mais surtout consécutivement à la disparition progressive du clergé non concordataire.

Nos communautés sans plus de prêtre à leurs côtés jusqu'à aujourd'hui, survivent néanmoins par l'organisation laïque de l'enseignement religieux et du culte sans messe, les prières étant désormais dites à la maison ou dans des chapelles (comme en Poitou ou en Belgique). Un clergé traditionnel sera reformé à l'initative de Mgr Gaëtan-Marie Vianney issu de l'Eglise Stévenniste (communauté anticoncordataire de Belgique).

La dénonciation du concordat en 1905 et différentes tentatives de rapprochement avec le Vatican ne modifieront pas la situation et les positions de nos communautés.

De nos jours, quatre communautés subsistent qui rassemblent plusieurs milliers de fidèles : la Petite Église des Deux-Sèvres (3 000 fidèles), en belgique, les « Blancs » en Bourgogne (300 fidèles) et la Petite Église du Lyonnais (400 fidèles), ainsi qu'au RD-Condo et au Cameroun.

Elle est constituée dans un esprit de foi profonde et d'obéissance parfaite, à la suite du divin Maître et se veut perpéturer la tradition catholique romaine antérieure aux réformes issues du concordat et du concile Vatican II. Nous voulons donner un grand exemple de vitalité, d’attachement à la discipline et de fidélité à la cause de nos anciens clercs et de l’Église catholique de l'ancien régime.

Notre Eglise est essentiellement apostolique  parce que nos membres exercent généralement un ministère extérieur.

Notre Eglise est mise spécialement sous le patronage du Saint curé d'Ars,  dont toute l'existence a été le désir ininterrompu de la prière et de la pénitence. Ainsi nos membres, pour lesquels le Saint curé d'Ars est un modèle de perfection sacerdotale, vivent tout orientés vers le sacrifice de la Messe qui prolonge la sainte Passion de Notre Seigneur dans le  modèle du Saint curé d'Ars de l'ascèse sacerdotale, la piété et surtout la piété eucharistique et le zèle pastoral.

De générations en générations, elle est restée fidèle dans sa manière de vivre la liturgie traditionnelle.

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Nous entendons alors demeurer fidèles au seul rite de la Sainte Messe que le Concile de Trente (1570) a codifié ; de même, nous conservons les autres rites et usages que ce Concile et l’usage reçu ont confirmés ou promulgués.

À travers ce site, nous espérons répondre à la demande croissante d'hommes et de femmes qui ont besoin de retrouver la tradition catholique.

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